Notice biographique
Sidi Ahmed Ben ʿAyyāshī SKIREDJ
Sidi Ahmed Ben ʿAyyāshī SKIREDJ (1878–1944) est l’un des grands savants marocains de la ville de Fès. Juriste, théologien, soufi, écrivain et poète, il a marqué son époque par une production intellectuelle exceptionnelle dépassant les deux cents ouvrages.
Naissance et origine
Il naît à Fès en avril 1878 (1295 H) dans une famille réputée pour son savoir et son influence intellectuelle. Cette famille a donné naissance à plusieurs érudits et écrivains, dont le poète et écrivain Mohammed Ben Ṭayyib SKIREDJ et l’historien Abdel Salam Ben Ahmed SKIREDJ.
Formation
Il reçoit son éducation à Fès sous la supervision de son père, Al-Ḥajj ʿAyyāshī Ben Abderrahmane SKIREDJ.Il poursuit ensuite ses études à l’Université Al-Qarawiyyine où il se distingue dans plusieurs disciplines :
fiqh (jurisprudence islamique)
langue arabe
grammaire
hadith et sira
tasawwuf
littérature et poésie
Il étudie auprès de plusieurs grands savants de Fès.
Œuvres
Sidi Ahmed SKIREDJ est l’auteur de 204 ouvrages, couvrant la jurisprudence, la spiritualité, l’histoire et la littérature. Son attachement aux livres et à l’étude était remarquable : il consacrait la majorité de son temps à lire, écrire et commenter des textes.
Fonctions
Il occupa plusieurs fonctions importantes :
Administrateur des Habous de Fès Jdid (1914–1918)
Juge à Oujda (1919–1922)
Membre de la Haute Cour aux Aâtabs Chérifiens de Rabat (1922–1924)
Juge à El Jadida (1924–1928)
Juge à Settat (1928–1944)
Il exerça cette dernière fonction jusqu’à son décès.
Spiritualité
Il rejoint la Tariqa Tijāniyya en 1898 à l’âge de 21 ans. Il approfondit sa connaissance de cette voie spirituelle par l’étude de ses ouvrages et la pratique de ses invocations.
Poésie
La poésie occupe une place majeure dans son œuvre. Il a laissé une importante production poétique caractérisée par la richesse stylistique et la profondeur des significations.
Parmi ses œuvres :
15 recueils de poésie en louange du Prophète Muḥammad
3 recueils en louange de Cheikh Aḥmad al-Tijānī
Élèves
De nombreux savants et personnalités ont bénéficié de son enseignement, notamment :
le sultan Moulay Abdelhafid
le cheikh Ibrahim Niass
plusieurs érudits du Maroc et d’Afrique de l’Ouest
Décès
Il décède le 12 août 1944 après des complications liées au diabète. Il est enterré près du mausolée du Qadi Ayyad à Marrakech.
Sa disparition fut largement ressentie dans les milieux savants au Maroc et dans plusieurs pays musulmans.
































































![إِخْمَادُ البِدْعَةبِالجَوَابِ عَنْ أَسْئِلَةِ الشَّيْخِ [عَلِي ابْنِ جَانْ فِي] التِّسْعَة](/_next/image?url=%2Flibrary-covers%2F038-cover-038-d8e8e60b.png&w=3840&q=75)





























